L'histoire de nos estampés : un savoir-faire français vieux de 200 ans

Chez Volgara, chaque bijou commence par une pièce de métal vieille de deux siècles

Avant même de devenir un collier ou une bague, chaque motif Volgara existe déjà depuis longtemps — parfois depuis 1829. Il vit sous la forme d'une matrice en acier gravée à la main, conservée précieusement dans l'atelier de notre fournisseur français d'estampés. Voici l'histoire de ce savoir-faire, et comment il donne naissance à vos bijoux.

Qu'est-ce qu'un estampé, exactement ?

Un estampé est un motif en bas-relief obtenu en frappant une feuille de laiton entre une matrice et un poinçon d'acier trempé, gravés à la main. C'est cette gravure d'origine, réalisée il y a parfois près de deux siècles, qui donne au motif final toute sa finesse de détail — une précision qu'aucune technique de moulage industriel ne permet de reproduire à l'identique.

Le procédé se déroule en plusieurs étapes successives : le métal est d'abord positionné sur la matrice, puis frappé à plusieurs reprises — jusqu'à quatre passes pour les motifs les plus travaillés — afin de faire apparaître progressivement le relief, la dentelle ajourée ou le gaufrage. Chaque pièce est ensuite détourée et ajourée à la main.

Un atelier familial, transmis depuis sept générations

Les estampés que nous utilisons chez Volgara proviennent d'une maison française fondée en 1840, aujourd'hui installée dans son atelier en région parisienne. L'entreprise conserve et entretient les outillages de plusieurs collections historiques, dont la plus ancienne matrice remonte à 1829 — un patrimoine aujourd'hui reconnu au titre du label Entreprise du Patrimoine Vivant (EPV), décerné par l'État français aux savoir-faire d'excellence.

Fait rare dans l'industrie : la transmission de cette maison s'est toujours faite par les femmes de la famille, génération après génération, jusqu'à l'actuelle septième génération de dirigeants.

Un savoir-faire qui a habillé la haute couture

Ce procédé d'estampage n'est pas propre à la bijouterie fantaisie : il a longtemps été utilisé pour des boutons militaires et de mode, des décors de vitrines de maisons de luxe, et des costumes de scène pour l'opéra, le cinéma et le théâtre. Les mêmes ateliers qui façonnent nos motifs ont ainsi fourni certaines des plus grandes maisons de la mode française.

C'est précisément cette rencontre entre patrimoine et création contemporaine qui est au cœur de l'identité Volgara : donner une seconde vie à des motifs gravés par des artisans d'un autre siècle, en les intégrant à des bijoux pensés pour aujourd'hui.

Un savoir-faire en voie de raréfaction

L'estampage traditionnel est aujourd'hui concurrencé par des techniques industrielles plus rapides et moins coûteuses, comme la découpe laser ou l'injection de métal — des procédés qui permettent de produire en très grande série, mais qui ne peuvent reproduire ni le relief ajouré, ni la finesse de détail propres à l'estampage à l'ancienne. Les ateliers français qui perpétuent encore ce geste artisanal — au prix d'un entretien méticuleux d'outillages parfois centenaires — se comptent aujourd'hui sur les doigts d'une main.

En choisissant des bijoux Volgara, vous ne portez donc pas seulement un motif : vous portez la trace d'un geste artisanal français rare, sur le point de disparaître si personne ne continue à le faire vivre.

De l'estampé au bijou fini

Une fois façonné, chaque estampé rejoint notre atelier à Nice, où il est assemblé à la main : doré à l'or fin 24k ou plaqué or 3 microns, parfois associé à des pierres fines et des perles naturelles, toujours garanti sans nickel ni plomb. C'est cette double étape — le savoir-faire patrimonial de l'estampage, puis l'assemblage artisanal dans notre atelier — qui donne à chaque pièce Volgara son caractère unique et sa charge d'histoire.

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